MGTOW

Men Going their own way




  • Acronyme MGTOW

    MGTOW est l’acronyme de Men Going Their Own Way. L’expression peut se traduire par : Hommes suivant leur propre voie (ou chemin).

  • Prononciation

    MGTOW se prononce MIG-TAU ou MIG-TAO

  • Slogan

    Le slogan de MGTOW est « Si ce n’est pas juste, suivez-votre propre chemin »

  • Logo

    Le logo de MGTOW est un losange jaune comportant une signalétique indiquant un changement de voie. Il est possible d’y voir aussi une référence à sexe masculin.

« Male disposability »*

* « Homme jetable ». Concept anglo-saxon soulignant la tendance des sociétés à accorder moins d’importance et de moyens aux sujets relatifs à la sécurité et au bien-être des hommes.



0%
des suicidés

0%
des accidentés du travail

0%
des sans abris

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des internés sans consentement

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des tués au travail

0%
des SDF

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des prisonniers

0%
des ouvriers

-0 ans
d'espèrance de vie

MGTOW : C’est quoi ?


MGTOW est « mouvement » ou un « phénomène » social et apolitique, en ligne, regroupant des hommes discutant et partageant des opinions sur la condition masculine et notamment, mais non exclusivement, sur le mariage, la paternité et les rapports hommes/femmes.

Il n’existe pas de doctrine « officielle » MGTOW ou d’organisations représentatives. Le mouvement est spontané, en dehors de tout cadre institutionnel ou associatif. Il est décentralisé et s’inscrit dans ce que l’on nomme la « manosphere ».

Présenté abusivement et souvent de façon simpliste, comme un mouvement d’hommes refusant le mariage et la paternité, MGTOW est en réalité un phénomène beaucoup plus complexe qui ne se laisse pas enfermer, sauf à le caricaturer, dans ce prétendu refus.

De fait, nombre de MGTOW sont en fait en couple (ou l’ont été) et pères . Ce qui bien entendu ne les empêchent pas d’avoir une opinion sur le mariage ou la paternité.

D’autres plus nombreux,  à l’instar du personnage Bartleby dans la nouvelle de Herman Melville, face au mariage et la paternité préféreront cependant répondre catégoriquement « I would prefer not to » (e.g j’aimerais mieux pas).

Un mariage (ou concubinage) sur 2 finit en séparation, demandée par les femmes dans 70 % des cas, et avec très peu de chance d’avoir une garde partagée et de conserver le domicile familial si la mère n’y consent pas. Dans ce contexte, se marier et avoir des enfants, c’est de nos jours comme jouer à la roulette russe avec un barillet à moitié plein sachant que c’est votre femme qui appuiera sur la gâchette 2 fois sur 3.

Rappelons que les bouleversements produits par la perte des enfants, du logement et la chute du niveau de vie conduit souvent à des situations dramatiques pour les hommes. A coté du suicide, il y a aussi la dépression, les conduites addictives, la marginalisation. N’oublions pas qu’il a été mis en évidence qu’  à chaque 1 % d’augmentation du taux de divorce correspond une augmentation de 0,33 % du taux de suicide.

Ce refus de se marier et d’avoir des enfants est alors une réaction de protection face à une société et des institutions jugées injustes dans leur appréhension de la condition masculine et de la paternité.

Beaucoup de MGTOW ont désormais conscience que le masculin est enfermé dans le concept que les anglo-saxon nomment « the male disposability» ou encore la notion de « genre utile ». Ils refusent donc désormais de prendre le risque de jouer le rôle de « pourvoyeurs » quand ils savent qu’ils peuvent tout perdre très facilement (garde des enfants, maison, niveau de vie) parfois même en quelques minutes s’ils sont victimes d’une fausse plainte pour violence conjugale.

D’autant, qu’a mesure que le rôle de père est dévalorisé et le masculin critiqué,  le rôle de pourvoyeur est toujours attendu des hommes. L’hypergamie féminine est une réalité.  L’indice d’instabilité conjugale, par exemple, pour les hommes augmente significativement en cas de chômage en passant de 18,9 à 38,7 si le chômage dure depuis moins de deux ans et de 18,9 à 43,5 au delà de 2 ans de chômage.

Cette attitude de « retrait » vis à vis du mariage et de la paternité est préféré à des revendications portées par des actions militantes classiques. En cela le mouvement MGTOW se distingue des MRA (Men Rights activists) bien que des membres peuvent appartenir aux deux groupes.

Enfin, et c’est un point fondamental pour comprendre MGTOW, pour certains hommes l’absence de paternité et le célibat est une situation subie. Les classes d’hommes les plus touchées sont les ouvriers et les agriculteurs, les hommes désocialisés ou ceux en situation de grande précarité. Ils trouvent dans le mouvement une écoute et un soutient et des explications à leurs situations.

MGTOW n’est donc pas un simple refus du mariage et de la paternité, au nom d’une prétendue misogynie ou haine des femmes. C’est un phénomène plus profond.

Ajoutons donc que ce n’est pas ce tromper que de dire que MGTOW est avant tout un lieu d’échange et d’information spécifiquement dédié à la condition masculine.


« Décrochage scolaire des garçons »

 
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des élèves sortant sans diplômes

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des enseignants au primaire sont des femmes

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des éléves punis

0%
des enseignants dans le secondaire SONT des femmes

0%
de risques supplémentaires de redoubler

0
année de retard en compréhension de l'écrit (PISA)


MGTOW : Ampleur du mouvement


Il est difficile de connaitre l’ampleur exacte du phénomène MGTOW. S’agissant d’un phénomène né sur internet et s’y développant exclusivement, il ne peut être mesuré (de façon imparfaite) que par le nombre d’internautes inscrits sur certains sites dédiés à MGTOW.

Le site MGTOW.COM (l’un des sites les plus connus) revendique 22 000 membres inscrits (mai 2017).


Le forum Reddit dans sa section dédiée revendique plus 25 000 membres inscrits. La section « The Red Pill » du site reddit comportant lui aussi une section MGTOW affiche plus de 204 000 inscrits. Certaines chaines Youtube dédiées comptent plus de 80 000 abonnés. Quelque soit les sites partout l’on constate une croissance régulière et relativement rapide pour un phénomène de ce type.

Le google trend met en évidence que les recherches sur le terme « MGTOW » ont commencé à croître à partir de 2011 avec une accélération importante depuis 2013.

L’essentiel de la production MGTOW étant en langue anglaise, pour le moment le mouvement se répand dans les pays anglo-saxon. On constate cependant émerger des références à MGTOW un peu partout dans le monde. En Europe, en dehors de la Grande-Bretagne, le phénomène semble se développer particulièrement en Allemagne.

Ces données statistiques laissent à penser que nous sommes en présence d’un mouvement dont la croissance s’accélère et qui sans pouvoir à ce stade être considéré comme massif ne peut plus être considéré comme insignifiant et être ignoré.

Ceci d’autant plus qu’il s’agit d’un mouvement qui se développe sans couverture médiatique (ou avec une couverture médiatique défavorable) et essentiellement de façon underground. Il est donc possible que nombre de sympathisants ne soient pas visibles.

Il est également fort probable, que MGTOW ne soit que la manifestation d’un phénomène social beaucoup plus ancien et profond traduit dans cette statistique de l’INSEE commentée par un article du Figaro révélant qu’1 homme sur 5 né dans les années 60 n’a jamais été père !

« La proportion d’hommes sans enfants a [..] presque doublée en une génération, passant de 12,8% pour les hommes nés entre 1941 et 1945 à 20,6% pour les hommes nés entre 1961 et 1965. Le phénomène est d’autant plus intéressant que du côté des femmes, la proportion de personnes sans enfants est quasiment stable depuis les années 1930: 13,5% des quinquagénaires n’ont jamais enfanté, contre 12% pour les générations précédentes ».  De même ajoute l’article « La proportion d’hommes n’ayant jamais vécu en couple a soudainement progressé: si les septuagénaires sont 5% à ne s’être jamais établi avec quelqu’un, ils sont 10% chez les quinquagénaires ».  Ce doublement du taux de célibat s’explique en partie par «un désir d’autonomie et une pression moins importante des conventions sociales depuis les années 1980» mais aussi par «un choix délibéré de ne pas vivre en couple plus fréquent chez les hommes» « à 50 ans, les femmes ne sont que 7% à n’avoir jamais vécu en couple.Il ne faut pas pour autant oublier les hommes exclus du marché conjugal contre leur volonté, que ce soit à cause des aléas de la vie, de la maladie, du handicap ou de la précarité. Les employés, les ouvriers et les agriculteurs âgés de 50 ans sont ainsi entre 11 et 12% à n’avoir jamais vécu en couple, contre 7,5% des cadres ».

Si ces statistique se confirment dans les prochaines années, MGTOW pourrait être l’expression d’un phénomène social susceptible de profondément impacter nos sociétés

Relevons qu’au Japon, 70% des hommes ne seraient pas intéressés par le fait d’avoir des relations sexuelles ou fonder une famille. Ces hommes sont appelés « Herbivor men » . Ce  phénomène, sans pouvoir se confondre avec MGTOW, présente des similarités importantes.

Un temps moqué, ou vu comme un phénomène étrange et curieux, il est désormais pris très au sérieux par le gouvernement Japonais dans la mesure où  la natalité au Japon a chuté à 1,42 enfants par femmes (2014). On estime que le Japon pourrait ainsi perdre 40 millions d’habitants dans les 50 prochaines années entraînant des bouleversements économiques et sociétaux systémiques, à certains points de vues, préoccupants.


1 mariage sur 2 finit en divorce, 70 % des divorces contentieux sont demandés par les femmes. Elles obtiennent la garde de l’enfant et l’attribution du domicile familial dans plus de 80 % des cas.


MGTOW : Histoire du mouvement


​Pour bien comprendre MGTOW, et ne pas faire d’erreur d’interprétation, il est fondamental d’en connaitre l’histoire. Pour cela, il nous faut remonter au début des années 2000. Une partie de cette histoire c’est aujourd’hui perdue car elle a été écrite sur des forums malheureusement fermés et dont il semble ne pas exister d’archives.

Il semble que le mouvement MGTOW est né de l’initiative de deux ou trois hommes, dont on sait peu de choses, et dont seuls les pseudonymes sont connus à savoir Zed, Ragnar, Meikyo.

Ces derniers s’intéressaient aux discussions sur les rapports hommes/femmes et participaient à plusieurs forums traitant de ces questions. Or il était semble-t-il particulièrement difficile voir impossible, pour ces derniers d’y exprimer un point de vue sur ces questions.

Pour bien comprendre le contexte de la genèse du mouvement, il faut ne pas perdre de vue, comme le reporte le blogger Fedrz, que déjà au début des années 2000, le « politiquement correct » régnait et il était déjà impossible de discuter de certains sujets « homme/femme » sans que les débats s’enflamment et dégénèrent.

Ces hommes s’ils souhaitaient exprimer un point de vue différent devaient prendre des précautions oratoires systématiques et procéder à des circonlocutions dès qu’ils avançaient un argument.

La situation était tellement ubuesque qu’ils devaient sans cesse préciser qu’ils ne généralisaient pas leur propos à toutes les femmes ou à toutes les féministes. Ils finirent même par utiliser des acronymes NAWALT (Not all women are like that) et NAFALT (Not all feminists are like that) par simplicité et gains de temps. Rien n’y faisait pour autant . Un jour ils se lassèrent et décidèrent de créer leurs propres blogs et forums.

C’est ainsi qu’est né le slogan MGTOW « If it’s not right, go your own way ». Cette expression doit être entendue comme le reporte le blogueur Fedrz, comme « Quittez ces forums, ouvrez vos propres blogs, dites ce que vous avez envie de dire, et ne veut laissez pas influencer par les autres ».

Historiquement MGTOW est donc né d’un besoin de certains hommes de s’exprimer et d’une réaction à une situation empêchant cette expression.

De là, est apparu la nécessité que des hommes puissent parler de masculinité de la condition masculine comme ils entendaient en parler dans des espaces d’expression qui leur étaient propres.

Des blogs, des forums furent alors créés et formèrent une « web ring » sous la bannière MGTOW identifiable grâce au logo. Peu à peu le mouvement se diffusa et échappa totalement à ceux qui l’avaient créé pour devenir une composante de la manosphere.

On le voit donc, à sa genèse, MGTOW n’a strictement rien à voir avec un refus du mariage et de la paternité.

Aucune structures d’accueil ou politique de prévention mais….

 
0
hommes victimes de violences conjugales

0
structure d'accueil dédiée

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des hommes victimes portent plaintes

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campagne de sensibilisation dédiée

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des victimes de violence conjugales déclarées

0
mort tous les 14,5 jours


Tu es là parce que tu as une intuition, un savoir que tu ne t’explique pas mais qui t’habite, un savoir que tu as ressenti toute ta vie. Tu sais que le monde ne tourne désormais pas rond sans comprendre pourquoi, mais tu le sais, comme un implant dans ton esprit, de quoi te rendre malade. C’est ce sentiment qui t’as amené jusqu’à moi.Extrait film Matrix

MGTOW et le phénomène : The Red Pill

Le mouvement The RED PILL, composante intégrale de la manosphère, est une allégorie issue du film Matrix. Il s’agit de prendre une « pilule rouge » et de sortir d’une illusion savamment entretenue par une vision gynocentrée du monde, pour partie produite par les études de genre et largement diffusée dans les médias.

La matrice cette fois c’est le patriarcat. Une théorie postulant que nous vivrions dans un monde d’oppression systématique des femmes par les hommes, dans un monde où la culture du viol régnerait. La masculinité serait même « toxique », les « hommes des oppresseurs nés », la virilité has been et devrait être honteuse.

Si la théorie du patriarcat est utile dans la compréhension des rapports Hommes/Femmes, force est de constater qu’elle s’est transformée au fil du temps en une idéologie. Or, comme toute idéologie elle est partielle et partiale.

La première chose que mettent en évidence les Red Pills c’est que les hommes aussi sont victimes d’un phénomène d’oppression systémique. Ce système a été théorisé sous le nom de « Male disposability » (homme jetable). C’est un phénomène intemporel et universel, tout entier résumé dans l’expression « Les femmes et les enfants d’abord ». C’est lui qui explique que dans nos sociétés contemporaines les problèmes dont souffrent spécifiquement les hommes ne sont pas étudiés voir niés.

La mise en évidence d’un phénomène d’oppression systèmatique des hommes invalide quasi-totalement l’idée selon laquelle nous vivrions dans une société patriarcale entendu comme un phénomène d’oppression unique et systématique des femmes par les hommes. La réalité est en fait plus complexe, car de fait, chaque genre subit au profit de l’autre genre une forme d’oppression de nature systémique qui lui est propre. En d’autres termes, aucun genre n’a le monopole de l’oppression. Or l’idée que véhicule la théorie du patriarcat ne rend pas compte de ce système d’oppression à double sens.

Les Red Pills démontrent par ailleurs notamment que la théorie du patriarcat fonctionne souvent sur des Apex Fallacy, c’est à dire par l’évaluation des performances ou privilèges d’un groupe (ici les hommes) en fonction de la réussite des meilleurs de ce groupe. Par exemple, parmi les dirigeants du CAC 40, il y a 1 femme pour 10 hommes. Le pouvoir économique serait donc détenu par les hommes. Pourtant, dans le même temps, la classe ouvrière, c’est à dire celle qui conjugue à la fois, faible qualification, pénibilité, sur-mortalité au travail, faibles revenus et moindre espérance de vie est composée à 85 % d’hommes. Constater que 9 personnes dirigent les plus grandes entreprises en invisibilisant les 6 millions d’ouvriers pour en tirer des conséquences en termes de privilèges et de pouvoir est au mieux de l’incompétence et de l’ignorance au pire de l’escroquerie intellectuelle.

Ainsi, si il est vrai que certains hommes occupent des postes de pouvoir économique ou politique dans des proportions supérieures à celles des femmes (encore que la parité en politique et dans les conseils d’administration tend à corriger ce phénomène) cela ne permet pas de faire abstraction du fait qu’une plus grande quantité d’hommes occupent les places les moins privilégiées dans la société (ouvriers, SDF, prisonniers, internés d’office).

Il est donc possible, dans une certaine mesure, de pointer le fait que la théorie du patriarcat est une théorie essentiellement bourgeoise et aristocratique qui s’intéresse à l’égalité que sous un angle gynocentré.

De la même manière les RED PILLS mettent en évidence le caractère institutionnel des discriminations envers les hommes. Le droit, tout particulièrement de la famille, la justice et le système de protection social en sont les principaux acteurs. Comment expliquer qu’une femme puisse se libérer, en accouchant sous X, et alors qu’elle dispose du droit d’avorter, de toute obligation envers son enfant alors qu’un tel droit n’est pas possible pour un homme ? Pourquoi à délit et casier judiciaire identique les femmes sont moins lourdement condamnées ? Pourquoi la réglementation des tests de paternité est-elle si stricte alors que dans de nombreux pays désormais en quelques jours un père peut vérifier si sa filiation avec son enfant est réelle ? Pourquoi le calcul des pensions alimentaires est à ce point basé sur le niveau de revenu du père conduisant à des condamnations  à des paiements dépassant les besoins de l’enfant ? Pourquoi n’existe t’il pas de structures d’accueils ou d’écoute pour les hommes victimes de violences conjugales ? Pourquoi est-il si difficile pour un homme seul d’adopter ? Pourquoi la mutilation génitale qu’est la pratique de la circoncision est tolérée ? Pourquoi les campagnes pour le dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus sont régulières et celles pour le dépistage du cancer la prostate quasi-inexistantes etc.

De plus, force est de constater que la théorie du patriarcat n’a pas su se renouveler. De plus en plus de jeunes perçoivent le décalage entre le discours d’oppression patriarcale et la réalité de leur vécu et celui de leur père. N’oublions pas que des dizaines de millions d’enfants ont été élevés sans même voir leur père et que cela a forcément un impact sur leur perception de la famille.


ATTENTION : Aucune avant-première n’a pu être organisée en France en raison des pressions féministes. Film aujourd’hui censuré sur le réseau de distribution cinématographique français. Aucune sortie en salle. A voir absolument.
Lorsque la cinéaste féministe Cassie Jaye a commencé son documentaire sur le monde contreversé des masculinistes très vite sa perception a changé et elle a commencé à remettre en question ses propres croyances. Cassie Jaye avait seulement entendu parler de ce mouvement comme un groupe de haineux et misogyne visant à remettre en cause les droits des femmes, mais après avoir passé une année à filmer les leaders et les partisans dans ce mouvement, elle comprend alors les différentes façons dont les hommes sont désavantagés et discriminés dans nos sociétés. Le documentaire the Red Pill invite son public à remettre en question sa vision des normes sociales et à de s’exposer à une autre perspective sur l’égalité entre les sexes.

TEST DE PATERNITE

« La France considère que savoir si on est le père d’un enfant est une convenance ou curiosité personnelle ».


QUESTION : Pourquoi la France est-elle le seul pays européen refusant à ses ressortissants l’accès libre aux tests ADN de paternité, alors que dans ses pays voisins en Europe, le test de paternité peut-être légalement effectué ? Cette question a été posée par M Joël Guerriau Sénateur UDI-UC de Loire Atlantique au Sénat (cf JO Sénat du 30/05/2013 – page 162).

REPONSE DU GARDE DES SCEAUX MADAME CHRISTIANE TAUBIRA : « Le cadre juridique qui n’autorise ce type d’expertise qu’en cas d’action judiciaire permet d’éviter des expertises qui ne répondraient qu’à un souci de convenance ou de curiosité personnelle sans considération de ce que peut être l’intérêt supérieur de l’enfant ou plus généralement de celui de sa famille quant à la connaissance de ce lien biologique »


On estime qu’entre 5 et 10 % des hommes élèvent un enfant qui n’est pas le leur sans le savoir. Les études américaines aboutissent à des résultats entre 5% et 15 %.

Alors que la plupart des pays autorisent les tests de paternité, la france a choisi de traiter comme des délinquants les hommes qui cherchent à savoir si l’enfant qu’ils élèvent est le leur.

Ainsi, l’article L 226-28 du code pénal puni de d’un an d’emprisonnement ou de 15 000 euros d’amende le fait « de rechercher l’identification par ses empreintes génétiques d’une personne en dehors des cas prévus à l’article 16-11 du code civil [..]  »

Alors que ces tests peuvent être effectués en moins de 48h et pour des sommes avoisinant les 250 euros, la justice française rend les choses singulièrement compliquées et onéreuses pour les hommes qui doivent nécessairement prendre un avocat et assigner la mère devant le tribunal de grande instance. Inutile de préciser qu’en raison de son ignorance sur le résultat du test le père prend le risque dans ce contexte d’entrer en conflit avec la mère si il se trompe.

La situation est d’autant plus compliquée pour les hommes français que la paternité ne peut plus être contestée après que se soit écoulé 5 ans entre la naissance ou reconnaissance de l’enfant.

Bien entendu, justice matriacale oblige, les mères peuvent faire une action en recherche de paternité jusqu’à la majorité de l’enfant.

En d’autres termes un père qui a reconnu l’enfant à 5 ans pour contester sa paternité et une mère 18 ans pour la lui faire reconnaitre ou obtenir sa répudiation en désignant le vrai père.

L’idée est toujours la même, on doit éviter à une mère de se retrouver sans un mâle « pourvoyeur » même si la personne assignée à ce rôle n’est pas le père biologique.

Si ce n’est pas juste,
Suivez votre propre voie

MGTOW

Men Going Their Own way