Dannemarie : Le Conseil d’Etat dit non à la police de la pensée féministe

Ce fut l’épisode de l’été. La commune de Dannemarie, à l’occasion de la célébration de l’année de la femme, avait eu le malheur d’afficher quelques silhouettes de femmes aux poses suggestives parmi d’autres d’une parfaite banalité. Une association de quelques féministes parisiennes  avait poursuivi la petite commune devant le tribunal administratif.

Ce dernier, s’estimant juge de l’élégance, du bon goût et de la morale féministe avait ordonné le retrait des silhouettes. Les villageois avaient alors adoptés les silhouettes pour les afficher dans leurs jardins et sur leurs balcons.

Le maire de la commune de Dannemarie, soutenu par ses habitants, ne s’en est pas laissé compté et l’affaire fut portée devant le Conseil d’état.

Pour les féministes, qui attendaient le grand soir, ce fut une douche froide. La décision du Conseil d’Etat qui soit disant allait faire jurisprudence et permettre des actions juridiques chaque fois qu’une femme ne serait pas représentée dans une attitude « d’empowerment » et de « girl power »  s’est transformée en une magistrale paire de claques.

Le Conseil d’Etat a annulé l’ordonnance du juge qui avait enjoint le retrait des panneaux.

Pour le Conseil d’Etat, il n’y ni atteinte à une liberté, ni atteinte à la dignité humaine, ni un acte manifestement illégal, ni une volonté de discriminer, ni un traitement inhumain ou dégradant, ni une urgence manifeste, ni une atteinte grave et en un mot RIEN ne nécessitant une procédure d’urgence en référé.

La foudre des féministes parisiennes et du petit cercle médiatique qui l’entoure est tombé sur le petit village, mais le paratonnerre de la défense de nos libertés a fonctionné.

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