GYNOCENTRISME DES POLITIQUES PUBLIQUES

222 millions d’euros pour les femmes – 0 euros pour les hommes

 

Où est passé l’argent pour le droit des femmes s’interrogeait en 2016 dans un rapport éponyme le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes.

Le Haut Conseil tirait même la sonnette d’alarme puisque, selon son rapport, les initiatives pour l’égalité femmes-hommes seraient sous-financées citant à titre d’exemple que le budget alloué au ministère des droits des femmes dans le cadre du programme « Egalité entre les femmes et les hommes » ne serait que de 27 millions d’Euros soit 0,0066% du budget général. 

Ainsi on pouvait lire dans son communiqué du 15 septembre 2016 :

« En 2016 le budget alloué au ministère des droits des femmes dans le cadre du programme « Egalité entre les femmes et les hommes » n’est que de 27 millions d’Euros soit 0,0066% du budget général quand le coût estimé des violences faites aux femmes est estimé à 2.5 milliards d’euros par an. A titre de comparaison, le budget espagnol consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes est de 0,54 euros par habitant en 2016, il n’est que de 0,33 euros en France« .

Budget annuel droit des femmes
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Plus d'un 1 milliard sur 5 ans

Les vrais chiffres d’une politique gynocentrée : 222 millions en faveur des femmes


La première chose à corriger, avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est que les crédits budgétaires consacrés à l’égalité Homme/Femme représentaient en réalité pour 2016, selon le document de politique transversale pour le projet de loi finance 2016, la somme : 222 938 765 euros (source p.68) et non pas 27 millions d’euros.

De fait, depuis plusieurs années le ministère du droit des femmes a mis en place une politique intégrée autour de 6 axes pour l’égalité hommes/femmes, associant tous les ministères et traversant toutes les politiques publiques. Les budgets sont donc répartis sur différents ministères et non pas seulement celui du Ministère du droit des femmes.

A ces 222 millions d’euros il conviendrait d’y ajouter le montant du financement privé. Cinq fondations françaises privées engagées dans le droit des femmes allouent a elles seules prêt de 10 millions d’euros (sources). Le financement public et privé en faveur des femmes est donc au minimum de 232 millions d’euros mais il évident que le montant est bien supérieur.Des sociétés comme Google consacrent 100 millions chaque années à l’égalité Homme/femme.

En réalité, le montant de 27 millions  représentant 0,0066% du budget général n’est que le montant alloué au programme dit 137 intitulé« Égalité entre les femmes et les hommes » et visant à « impulser et coordonner les actions relatives à l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie professionnelle, économique, politique et sociale, à la promotion des droits et à la prévention et la lutte contre les violences sexistes »(source p.71).

Seules les inégalités touchant les femmes font l’objet d’un financement :



Une fois les chiffres rétablis, il convient de noter que l’ensemble des fonds publics pour l’égalité homme/femme sont destinés exclusivement aux femmes.

De fait, sur les 6 axes de la politique « d’égalités » hommes femmes  aucun ne cherche à corriger une inégalité en défaveur des garçons même lorsque celle-ci est constatée.

On pourrait discuter de la réalité des inégalités que cherchent à corriger ces politiques de financement public dans la mesure où elles s’appuient souvent sur des statistiques produites par le mouvement féministe en dehors de tout cadre critique et souvent méthodologique (ex : inégalité des salaires hommes-femmes de 20 %, 12 % seulement des métiers seraient prétendument mixtes, 90 % des taches domestiques seraient réalisées par les femmes, 100 % des femmes auraient été victimes de harcèlement (étude auprès de 40 internautes), 100% des femmes seraient victimes de sexisme, 1% de la propriété serait détenu par des femmes et, alors qu’elles produiraient 66% du travail mondial et 50% de la nourriture elles ne percevraient que 10% des revenus etc. etc. etc.).

Mais ce que nous souhaitons pointer ici c’est que même si des inégalités sont constatées et que celles-ci sont en défaveur des hommes, seules celles touchant les femmes sont financées pour être corrigées.

Le critère de l’action en faveur de l’égalité n’est pas la gravité de l’inégalité constatée, (par exemple décrochage scolaire des garçons versus moindre mixité de certaines filières ou encore fort taux de suicide versus montant de la TVA pour les tampons), mais  de  savoir si l’inégalité affecte une femme ou non.

Si l’inégalité concerne une femme, elle doit être corrigée, si elle concerne un homme c’est un non-sujet.

Exemple sur l’Axe intitulé : « Construire la culture de l’égalité des sexes dès le plus jeune âge ».

 

Le rapport constate bien le décrochage scolaire des garçons qui s’accentue d’années en années :

« Dans leur scolarité, les filles réussissent en moyenne mieux que les garçons [..],  Pour l’année 2014, le taux d’accès au baccalauréat des filles est de 85,1%, celui des garçons de 71,8 % (78,3 % pour l’ensemble), soit un écart de 13,3 points au bénéfice des filles (au lieu de 6,5 points en 2013 et de 10 points en 2011). Une analyse plus fine en fonction des différentes filières (données 2014), montre un meilleur taux d’accès des filles au baccalauréat général (44 % contre 32,2 % pour les garçons ; 38 % pour l’ensemble) et au baccalauréat technologique (17,3 % contre 15,1 % pour les garçons ; 16,2 % pour l’ensemble) [..] La progression du taux de poursuite d’études des nouveaux bacheliers est, en 2014, nettement plus marquée pour les garçons (+ 4,5 points) que pour les filles (+ 2,2 points) , même si 77 % d’entre elles poursuivent des études, pour seulement 73,6 % des garçons. «  (Rapport p.19 et 22).

Ainsi, si le décrochage est bien acté  la seule chose que va chercher a encourager la politique publique c’est que les femmes se dirigent vers les formations les plus valorisées sur le marché du travail (devenir ingénieures, cheffes d’entreprises, etc.).

L’objectif est alors d’obtenir une meilleure mixité dans certaines filières d’excellences où elles sont peu présentes (car elles en dominent de nombreuses ex : 65% des étudiants en médecine sont des femmes, 75 % des étudiants à l’école de la magistrature sont également des femmes etc..

Bien évidement les politiques publiques en faveur de l’égalité homme/femme ne cherchent jamais à encourager les femmes à faire des métiers pénibles ou dangereux.

La mixité pour mettre du bitume sur les routes, aller gratter l’amiante, travailler dans les égouts ou dans le bâtiment n’est pas un combat féministe.

Exemple sur l’axe « Réduire les inégalités entre les femmes et les hommes en matière de santé »

 

Le rapport p. 118 indique « De façon générale, la mortalité des femmes aux différents âges de la vie est plus faible que celle des hommes (NDLR : on évite de citer le chiffre de 6 années de moindre espérance de vie des hommes). Les actions menées spécifiquement en faveur de la santé des femmes ne sont pas de nature, dans leur grande majorité, à contribuer à une plus grande égalité entre les hommes et les femmes. Toutefois, le renforcement des actions de santé concernant spécifiquement les femmes contribue à améliorer leur espérance de vie en bonne santé qui est relativement peu favorable dans notre pays.« 

Ainsi pour gommer puis transformer une inégalité qui touche les hommes en une inégalité qui touche les femmes on fabrique un critère de « l’espérance de vie en bonne santé » :

On peut lire « Les femmes ont une espérance de vie supérieure aux hommes (85,4 ans contre 79,2 ans), et ce à tout âge. L’écart d’espérance de vie à la naissance entre les femmes et les hommes se réduit. Lorsque l’on considère l’espérance de vie en bonne santé, l’écart entre les femmes et les hommes n’est que de 1,2 an » (rapport p.54).

Et les médias reprennent en coeur cet horrible constat.  Récemment un article du Figaro titrait « Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, mais en moins bonne santé« , en  citant le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 11 juillet 2017, montrant soit disant « que les femmes vivent en moyenne 85,6 ans et peuvent espérer vivre sans incapacité jusqu’à 64,4 ans, soit 75,2% de leur existence. Les hommes, quant à eux, vivent en moyenne jusqu’à 80 ans et vive en bonne santé jusqu’à 62,6 ans, soit 78,25% de leur vie ».

Qu’importe que les hommes meurent plus jeunes et vivent en bonne santé moins longtemps, il faut absolument construire un chiffre pour démontrer une inégalité (les hommes vivent en bonne santé 78,25% de leur vie alors que les femmes seulement 75,2 % de leur vie) .

Chiffre totalement stupide puisque bien évidement plus on vieillit moins on est en bonne santé et qu’il n’y aucune comparaison statistique à faire puisque à 85,6 ans les hommes sont statiquement morts en moyenne depuis longtemps. En réalité, les hommes à 85,6 ans ne sont pas en meilleurs santé que les femmes à 85,6 ans bien au contraire.

En fait, dans la lutte contre les inégalités en matière de santé l’inégalité de l’espérance de vie des hommes est invisibilisée et la politique publique va uniquement chercher à améliorer l’espérance de vie en bonne santé des femmes plutôt que de chercher à ce que des hommes vivent plus vieux et si possible en bonne santé.

Pendant ce temps, 80 % des cobayes pharmaceutiques sont des hommes, 95 % des métiers donnant lieu à des maladies professionnelles ou à une pénibilité diminuant l’espérance de vie sont effectués par des hommes.

A l’évidence pourtant, encourager les femmes à effectuer des métiers pénibles et dangereux réduirait l’inégalité de l’espérance de vie et les encourager à devenir cobayes pour tester des médicaments  seraient un plus pour détecter les effets secondaires des médicaments sur elles.

De plus si la prétendue inégalité salariale attire toutes les attentions, la correction de l’injustice causée par des cotisations égales « homme/femme » en matière de retraite est ignorée. Après tout pourquoi les hommes cotiseraient autant s’ils meurent plus jeunes.

L’axe 5 intitulé : « Combattre les violences faites aux femmes, protéger les victimes et prévenir la récidive« 

 

Ici le gynocentrisme est encore plus évident , la violence conjugale dont sont victimes les hommes est tout simplement ignorée.

Pourtant  dans les pays où la condition masculine est étudiée il ressort des enquêtes de victimologie sur les violences conjugales qu’il y a plus d’hommes victimes que de femmes ? Ce n’est pas d’horribles masculinistes MGTOW qui le disent, c’est le Centre canadien de la statistique juridique) (idem état-unis et Grande-bretagne).

Bien entendu aucune enquête de ce type n’est financée en France. Dans notre pays il n’existe aucun refuge, aucun numéro d’appel dédié et les services de police ne reçoivent aucune formation pour les sensibiliser à cette problèmatique. L’homme est présumé coupable et une victime impossible.

Il faut savoir qu’au Québec et Canada jusqu’en 2009, il y avait 11 fois plus d’argent distribué aux organismes féministes qu’aux organismes pour défendre les droits des hommes. Du jour où cela a changé, non seulement  la violence conjugale a diminué de façon spectaculaire, mais le taux de suicide masculin a également diminué.

Il y aurait peut-être ici une piste que n’ont pas encore trouvé nos savantes des « women studies » pour mieux aborder l’épineux problème de la violence conjugale.

Derrière le gynocentrisme des politiques publiques, le concept de l’homme jetable (male disposability)

L’exemple des politiques publiques est un parfait exemple du gynocentrisme. On pourrait s’attendre à ce que derrière un titre « égalité homme/femme » chaque sexe y trouve son compte. Après tout les hommes financent ces politiques pour au moins la moitié (en réalité plus).

Cela aurait au moins l’avantage de rendre les politiques publiques audibles pour les hommes plutôt que de les cataloguer comme de mauvais maris, de mauvais pères, de mauvais patrons, des oppresseurs, des violeurs, des harceleurs, des personnes agressives etc.

Mais disons le clairement s’il s’agit en fait d’une recherche d’égalité gynocentrée.

Qu’il y ait des inégalités dont souffrent les femmes est en soit un fait difficilement contestable. Plus contestable, pour ne pas dire scandaleux, que les inégalités dont souffrent les hommes soient ignorées et pire que ceux qui les dénoncent soit traités comme des misogynes.

Il peut certes y avoir un débat sur la hiérarchie des priorités à traiter. Faut-il par exemple éviter que beaucoup de garçons sortent du système scolaire sans diplômes ou veiller en priorité à ce que les femmes décrochent plus de Master II ? Faut-il s’intéresser à la santé mentale des hommes (taux de suicide et taux d’internement d’office anormalement haut) ou à leur santé physique (espérance de vie plus faible) ou veiller en priorité à ce que les femmes ne soient pas en surcharge pondérale (rapport p.55) ?

Il peut y avoir débat mais nous n’en sommes même pas là.

Pour expliquer ce phénomène de discrimination il faut garder à l’esprit que derrière le gynocentrisme se retrouve le  concept de « Male Disposability » à savoir que la souffrance propre à la condition masculine est niée, invisibilisée et même pas étudiée dans la mesure où l’homme est considéré comme le genre utile, le genre surnuméraire et le genre coupable.

Ce phénomène est peu critiqué car les hommes sont conditionnés dès leur plus jeune age à ne pas se plaindre, à répondre aux besoins des femmes, à les défendre et ils sont conditionnés à accepter leur condition de pourvoyeur.

Il faut garder à l’esprit que certaines parties de l’appareil d’état sont désormais noyautées par les féministes. Que les universités ne jouent plus leurs rôles et sont complices des analyses issues des « Gender Studies » ou « Women studies » produisant en masse de la pseudo-sociologie, de la pseudo-anthropologie, de la pseudo- histoire, de la pseudo-économie visant à maintenir le mythe d’un patriarcat comme système d’oppression à sens unique et qui en réalité n’a jamais existé.

Et si ce n’est pas juste,  les MGTOW suivent leur propre voie.